Patrick, ouvrier de l'Entreprise adaptée, s'occupe de tailler la haie d'un particulier.Reportage 8 h tout rond. Le dernier camion des travailleurs de l'Entreprise adaptée (EA) de Belna décolle. À son bord, du matériel de maçonnerie, mais pas n'importe lequel. Ici, on est spécialisé dans les espaces verts. Ouvriers handicapés et personnels encadrants sont plus de 50 à oeuvrer chaque jour. Leur travail a porté ses fruits : ils ont reçu la semaine dernière le prix départemental du jardinier. Maintenant que la première vague d'ouvriers est partie, c'est au tour des gars de l'Esat (Établissement et service d'aide par le travail) de prendre le relais. Ils n'attendent plus que leurs éducateurs et moniteurs. « On fait un dernier point avec l'équipe encadrante. On regarde par rapport aux conditions climatiques et l'évolution du planning des chantiers », précise Jean Bellego, responsable de la partie espaces verts. « Tonte, ramassage de feuilles » Une fois le dernier café descendu, un groupement d'une quinzaine de personnes se forme autour du responsable. Pendant la remise des paies, il énonce le programme de la journée. En quelques minutes, le hangar, qui regroupe tout le matériel, se transforme en une véritable ruche. Chaque équipe remplit son camion. On discute très peu. Chacun reste concentré sur sa tâche. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tous ont pris place dans les camions. Direction un manoir. « Ils vont s'occuper d'une entreprise et du manoir du PDG. Taille de haie, tonte, ramassage des feuilles... Ce n'est que de l'entretien, explique Jean Bellego. On ne peut pas demander aux personnes de l'Esat le même travail qu'aux travailleurs de l'Entreprise adaptée. Ici, chacun va à son rythme. Il n'y a pas de cadence imposée. Ce n'est pas du tout le même état d'esprit. » Du côté de Plémet justement, deux groupes de l'EA sont à pied d'oeuvre chez des particuliers. Les premiers s'occupent du taillage des haies. Tous ont un parcours différent. Ils viennent de l'IME (Institut médico-éducatif), du CAT (Centre d'aide par le travail) ou encore de milieux ordinaires. Le plus jeune Wilfried a 23 ans, le plus ancien Didier en a 56. Peu importe leurs différences, ici l'ambiance est bon enfant. « Ça blague beaucoup »,reconnaît leur responsable. Comme dans tout milieu professionnel, « il peut y avoir des coups de gueule... Mais c'est vite réglé. J'interviens plus sur la qualité du travail. » Déficients légers pour la plupart, ils demandent une surveillance permanente, une « vigilance de chaque instant ». Le groupe de travail a repris son activité. Sans les quitter des yeux, Jean Bellego et son chef d'équipe reconnaissent à demi-mot que ce travail d'équipe pousse ces hommes vers le haut. « Ils ont évolué pour avoir un statut d'ouvriers à part entière. Il faut savoir qu'au début ils ne faisaient que de l'entretien. » Aujourd'hui, la deuxième équipe de Plémet a remonté un mur et réaménagé tout un jardin, alors que « la moitié d'entre eux ne savent ni lire, ni écrire ». Mélanie BÉCOGNÉE. sur http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-a-Belna-les-ouvriers-des-espaces-verts-ont-su-se-specialiser-_22183-avd-20111104-61605184_actuLocale.Htm (1) L'établissement public médico-social comprend trois autres sections établissement et service d'aide par le travail (Esat) : la menuiserie, le conditionnement et le traitement du linge.  
Ouest-France
À Belna, les ouvriers des espaces verts ont su se spécialiser Ouest-France Maintenant que la première vague d'ouvriers est partie, c'est au tour des gars de l'Esat (Établissement et service d'aide par le travail) de prendre le relais. Ils n'attendent plus que leurs éducateurs et moniteurs. « On fait un dernier point avec ...
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