Pendant la grossesse, la consommation d’alcool, même occasionnelle ou modérée, entraîne des conséquences redoutables et probablement sous-estimées pour le bébé.

On estime qu’en France, il y a jusqu’à 4 nouveau-nés sur 1 000 naissances par an atteints par le syndrome d’alcoolisation foetale (SAF). Celui-ci se traduit, de manière permanente et irréversible, par des retards de croissance, des anomalies crano-faciales, et surtout des atteintes du système nerveux central. L’alcoolisation foetale est la première cause non génétique de handicap mental chez l’enfant.

Comment l’alcool agit-il sur le foetus ?

L’alcool passe librement du sang maternel vers le sang du foetus en traversant le placenta. Il y a donc rapidement autant d’alcool dans le sang de la mère que dans celui du bébé et dans le liquide amniotique.

C’est une substance très toxique pour les cellules en développement, et particulièrement pour le cerveau tout au long des neuf mois de grossesse (surtout aux 2e et 3e mois). Il perturbe la migration et l’organisation des neurones, provoque des lésions entraînant des déficits fonctionnels et un retard de développement intellectuel.

Actuellement il est impossible de déterminer le seuil en dessous duquel la prise d’alcool de la femme enceinte n’a pas de conséquence sur la santé du foetus.

Zéro alcool pendant la grossesse

Cependant, il est important de savoir que l’arrêt de la consommation d’alcool à n’importe quel moment de la grossesse entraîne l’arrêt de ses méfaits sur le foetus.

Le Nord-Pas-de-Calais est, avec la Bretagne, particulièrement touché par les effets de l’alcool.

650 enfants seraient ainsi plus ou moins lourdement atteints chaque année dans notre région.

N’hésitez pas à en parler à votre médecin. •

SOURCE/ La Voix du Nord