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20
mai

André Auberger n’est pas sénateur, comme le titre de son livre, Un fauteuil pour la vie, pourrait le laisser penser. Le fauteuil dont il est question ne représente pas le summum question confort, tranquillité et aisance. André Auberger passe le plus clair de son temps dans un fauteuil roulant depuis la guerre d’Algérie, conclue pour lui par une blessure à la colonne vertébrale.
Le sujet de ce livre n’est pourtant pas vraiment celui qui a été pendant vingt-sept ans président de la Fédération française handisport. Son cas personnel est le plus souvent mis en perspective, ou donné en exemple pour décrire les difficultés auxquelles sont soumis celles et ceux qui se sont vu “imposer un mariage avec un fauteuil” et pour expliquer la dureté du regard des autres.
Le sujet est surtout le travail mené tout au long de sa carrière de bénévole en faveur des handicapés, essentiellement à travers le sport. Au début des années 1970, “les handicapés n’existaient pas en France”. De la même façon que la conquête spatiale s’est traduite par des améliorations techniques dont nous bénéficions tous les jours, le sport a probablement joué un rôle de premier plan dans le combat contre l’inaccessibilité au quotidien. “Mais à petits pas comptés.”
L’auteur juge les progrès accomplis importants, mais insuffisants, moins dus à une volonté politique de satisfaire une “armée roulante et estropiée” qui représente peu de votes, qu’à une “gesticulation médiatique”. Les acquis sont surtout le fruit des efforts de ses “frères de larmes” qui se sont obstinés à faire du sport dans l’indifférence générale. Le souligner permet à André Auberger de se soulever contre une vision misérabiliste qui ne donnerait au sport qu’une valeur récréative alors qu’il est surtout un moyen pour le handicapé d’être un “acteur naturel de la société”, d’être tout simplement “comme les autres”.
“Il ne s’agit pas de quémander mais de se faire écho, afin que les responsables agissent sur le Parlement, les institutions territoriales et locales”, explique l’auteur.
Il souligne l’importance en ce domaine de certaines grandes entreprises françaises qui soutiennent substantiellement le mouvement handisport, de certaines collectivités locales plus dynamiques que d’autres, et des bénévoles sans qui beaucoup des handicapés ne pourraient se livrer à leur passion. Mais il déplore que les jeunes élèves handicapés soient “systématiquement dispensés d’éducation physique et sportive”.
- Publie par christesre/270509 dans: HANDICAP Sport adapte
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One Response to “Sport,un moyen pour le handicapé d’être un “acteur naturel de la société”, d’être tout simplement “comme les autres”.”
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