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Handicap : son poste de travail a été aménagé à ses besoins
Christophe Perquis, 37 ans, est magasinier au centre technique municipal. Handicapé,il avait besoin de conditions de travail adaptées. C’est en partie chose faite.
« Avec mon téléphone sans fil à l’oreille, je peux répondre tout en écrivant », raconte Christophe, 37 ans. Handicapé du côté droit, le magasinier du centre technique municipal se sent mieux au travail depuis que son poste a complètement été réaménagé.
Finies les contorsions entre le téléphone et l’ordinateur, et les douleurs induites. Aujourd’hui, « Christophe tape sur un clavier conçu pour les gauchers. La souris tactile et le bloc numérique ont été déportés à gauche. Son bureau est à une hauteur de 72 cm et son porte-copie se trouve entre le clavier et l’écran. Tout ça pour soulager épaules et cervicales », indique Lauriane Closier, ergonome au centre de gestion de la fonction publique territoriale des Côtes-d’Armor (CDG22).
Ce réaménagement a été rendu possible grâce à la signature d’une convention, début février, entre le centre de gestion des Côtes-d’Armor, présidé par Loïc Cauret (maire de Lamballe) et le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique, un organisme de l’État. La loi du 11 février 2005 prévoit l’emploi de travailleurs handicapés dans les collectivités territoriales.
4 000 €
Avant le lancement de l’opération, le médecin du travail a dû donner son accord. Lauriane Closier a ensuite suivi Christophe au quotidien et a pu quantifier ses besoins et essayer le matériel. Elle a mené une action sur le dispositif et le matériel, sur l’environnement et sur l’agent. Il profite de son poste depuis la semaine dernière.
Toutefois, le projet n’est pas encore arrivé au bout. « Nous voudrions travailler au rez-de-chaussée. Il faudrait descendre la mezzanine. Christophe doit éviter de monter et descendre les escaliers, indique Jean-Yves Thèze, le responsable du centre technique. L’escalier est à revoir. Nous souhaitons investir dans un appareil de levage pour qu’il puisse préparer ses commandes, sans avoir besoin de porter des charges lourdes. »
Ces aménagements ont bien sûr un coût. « Cela a coûté 4 000 €. Pour l’atelier, nous estimons à environ 15 000 € le montant des travaux », indique Jean-Yves Thèze. L’État, lui, participe à hauteur de 10 000 € maximum par réaménagement.
La loi impose 6 %
de personnes handicapées dans les collectivités territoriales. Selon
Rolland Louët, adjoint au personnel, Lamballe devrait pouvoir, avec ce
nouveau dispositif, atteindre ce pourcentage.
Ouest-France, Martine CHEDMAIL.
- Publie par christesre/270509 dans: Emploi adapte
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