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le renseignement américain abaisse le niveau d’alerte

Les agences américaines se désengagent-elles des mondes de synthèse ? L’an dernier, c’est pourtant le mouvement inverse qui semblait se dessiner : le projet “ Reynard ”, imaginé par l’Intelligence Advanced Research Projects Activity enterinait la fouille de données à grande échelle, dans le but de déceler les profils de terroristes potentiels. Mais comme le note le Washington Post, qui recense l’ensemble des initiatives de “ data mining ” dans un récent article, l’IARPA revient désormais sur sa stratégie.

“Reynard continue ”, assure l’organe américain, mais l’attention a changé depuis 2008, quand le précédent rapport a été publié ”. Ce qui signifie, très prosaïquement, que l’intiative est classée comme un pré-projet, dotée d’une enveloppe bien moindre que s’il s’agissait d’un programme à part entière.

Avec 1 milliard d’avatars répartis dans une vingtaine de mondes principalement, les univers virtuels, comme les jeux en ligne massivement multijoueurs, font régulièrement l’objet de soupçons et d’accusations. Fin 2008, un haut responsable du Pentagone déclarait, images à l’appui, que des terroristes se servent des cartes de World of Warcraft, comme d’un camp d’entraînement virtuel, pour planifier des attentats, en utilisant un langage à peine codé. Il est vrai que Google map ne fournit pas de données assez précises…

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De la même manière, Second Life est régulièrement qualifié – même par des publications comme The Economist – de sanctuaire pour les ennemis de l’Amérique. La dernière tendance médiatique consiste d’ailleurs à transformer les univers virtuels en paradis fiscaux, lieux privilégiés pour blanchir de l’argent sale.

Par delà les préjugés et les fantasmes, l’usage le plus plausible (mais aussi le plus hypothétique) pour les éventuels terroristes est l’utilisation conjointe des réseaux d’ordinateurs zombies (ou botnet) et des univers virtuels.Une telle évolution serait facilitée par l’ensemble des outils de création, rendant presque gratuits les coûts d’élaboration. ”Un monde virtuel qui existe pendant seulement 72 heures grâce à un système de botnets est impossible à tracer ”, analyse Roderick Jones, expert en terrorisme.

Laurent Checola

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